énormément; aussi sa faiblesse est-elle extrême, il est obligé de garder le lit.
12 avril.- Létat du malade saggrave de plus en plus; laffaiblissement fait de grands progrès. Depuis hier, il vomit tout ce quil prend; en même temps, la transpiration devient de plus en plus abondante. On est obligé de le changer à chaque instant de linge. Le pouls reste calme, peu fréquent. Le malade est très-abattu, dans un état de somnolence continuelle. Il néprouve ni céphalalgie, ni naccuse aucunes douleurs dans les différentes parties du corps. Lexamen attentif des différents organes ne décèle aucunes lésions; les selles sont normales; une ou deux garderobes par jour.
Le traitement est surtout dirigé contre les vomissements:
bouillon froid, eau de Seltz, glace. En outre, M.
13 avril.- Létat du malade est très grave; la faiblesse est extrême; lintelligence reste intacte, il répond très bien aux questions quon lui adresse. Il naccuse aucunes douleurs. Les vomissements persistent; ils sont jaunâtres, bilieux; la transpiration est arrêtée; la peau est sèche, rugueuse. Sur la face, au niveau des pommettes, sur le front, on aperçoit une légère desquamation blanchâtre, comme furfuracée. Le malade est en proie à une soif ardente, vive, quil ne peut satisfaire, vu les vomissements. Le pouls est insensible aux deux radiales; on le trouve au pli du cou; il est petit, fréquent, dépressible, on peut à peine le compter. La somnolence persiste, elle est même plus grande quhier; le malade ne sort de cet état de torpeur que pour vomir. Lurine conserve toujours les mêmes caractères; elle est excrétée en petit quantité, ce matin, elle est vivement colorée en rouge foncé; elle contient de lacide urique en grande abondance. Les organes ne révèlent aucune lésion.
Vers une heure de laprès-midi, daprès le dire de la sur du service, le malade est prise de convulsions générales, et succombe à trois heures.
Autopsie pratiquée le 15 avril, à sept heures du matin, quarante heures après la mort, par un temps assez froid.
La roideur cadavérique est intense; on est obligé demployer une grande force pour la vaincre.
La coloration indiquée pendant la vie persiste; pourtant elle semble moins intense sur la face antérieure de la poitrine et de labdomen.
La cavité abdominale ne contient aucun liquide; le grand épiploon, ainsi que le mésentère, est infiltré dune grande quantité de graisse; les ganglions mésentériques sont petits, parfaitement sains. Les intestins ne