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avait pas d’injection des vaisseaux papillaires. La matière pigmentaire de la peau ne m’a paru être contenue en aucun endroit dans des cellules pigmentaires particulières.

Dans les préparations de la muqueuse buccale, j’ai rencontré au contraire, entre les granulations brunes, des cellules petites et allongées qui en renfermaient. Dans les autres tissus, tels que tissu séreux, muqueux et osseux, je n’ai pas rencontré de matière pigmentaire.


OBS. II. (Docteur Van den Corput.- Gazette hebdomadaire, 24 juillet 1863.) - Femme âgée de trente-sept ans, ménagère, entrée à l’hôpital Saint-Pierre à la fin d’août 1862, pour une maladie bronzée. Cette malade accusait des douleurs épigastriques; vomissements et coloration brune de la peau.

La mort survint brusquement le 30 novembre de la même année.

Autopsie.- Aspect du corps très-amaigri. Coloration brune caractéristique de la peau, qui semble un peu moins tranchée que pendant la vie; elle est plus prononcée à la face, au dos des mains, au pourtant des mamellons, aux aisselles, dans le sillon des fesses et vers l’ombilic. Il n’existe pas de trace de décoloration ou d’achromie partielle sur aucune partie du corps. La muqueuse buccale présente, au niveau des dents et le long du raphé palatin, une succession des taches irregulières, arrondies, d’un brun légèrement bleuâtre de l’étendue d’un grain de millet à celle d’une lentille. Quelques taches semblables se remarquent à la partie interne des grandes lèvres.

Pas de coloration anormale sur l’epiploon et les intestins. Les capsules surrénales présentent un volume triple de l’état normal. D’une consistance dure, elle sont bosselées à leur surface, qui est d’un rouge foncé. Le tissu cellulaire qui les entoure est très-injecté de sang et comme infiltré. Les veines qui en émergent sont volumineuses et gorgées de sang noir.

Incisées, elles sont farcies de masses tuberculeuses jaunâtres, irrégulièrement juxtaposées, et de la grosseur d’un pois à celui d’une fève. Quelques-unes sont en voie de ramollissement à leur centre. La substance corticale des capsules est hypérémiée, d’un rouge brun; la substance médullaire paraît entièrement remplacée par les infarctus tuberculeux.

Les deux poumons présentent à leur surface une couleur vineuse ardoisée, parsemée de points et d’arborisations noirâtres à la coupe, ils offrent vers la base les caractères de l’hypostase. Dans toute leur étendue se rencontrent des infarctus nombreux de matière mélanique irrégulièrement déposée sous forme de petits masses, du volume d’une tête d’épin-

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